mercredi 23 octobre 2024

Saint-Jean de Maurienne: Le Versus skatepark et ses apologies au nazisme !

 

Depuis plusieurs mois, Jérémy Durand allias : @versus_skatezine, chef du projet du Skate Park à St Jean de Maurienne , en Savoie en Auvergne Rhône Alpes cumule les publications complotistes, anti juives sur les réseaux sociaux et s’est surpassé en organisant l’inauguration d’un Skate Park où il a imaginé le 19 septembre dernier une entrée en fer forgé en copiant l’entrée de la grille d’Aushwitz « ARBEIT MACHT FREI » avec l’inscription « SKATTEN MACHT FREI ».


 Ce Jérémy Durand publie un journal avec des couvertures anti juives mêlant caricatures antisémites et complotisme sous le nom du journal  « VERSUS » avec les deux SS avec la police d’écriture Nazi et multiplie les provocations.

 Le tout financé et avec le soutien d’élus de la ville, du département et de l’état. Et en s’en vantant dans son cercle proche et sur les réseaux sociaux . Les sportifs présents et sponsors qui ont réalisé sa mauvaise blague qui est une vraie crasse anti sémite ont quitté l’inauguration mais ce dernier continue les frasques antisémites sur les réseaux sociaux en son nom propre. Ce skate Park a été inaugurée avec de l’argent public.

Reprise de la formule « le nazi sans prépuce » dans ses textes et multiplication de provocations successives des camps de la mort.

Il a reconnu les faits sur ce poste en s’excusant mais donnant des arguments complotistes et cumulant les attaques anti juives contre Gabriel Attal et le monde politique  : https://www.facebook.com/share/inKY4PcLSc7McJKF/?mibextid=WC7FNe

Impression des lettres SS accompagné d’attaques de Serge Klarsfeld au nom de la cause palestinienne sur ses publications. Que penses-tu que nous pourrions faire ?
https://www.instagram.com/reel/C8_8F_3ti8E/?igsh=MTY5b3VxeDJ6d241cw==

https://www.facebook.com/share/nucgQXdPfSRkjkA7/?mibextid=WC7FNe


 


Sur d’autres publications et un journal dont il fait la promotion VERSUS , ce Jérémy Durand allias @versus_skatezine attaque plusieurs personnalités juives dont Alain Filnkekraut: « Isaac 14 ans cela m’intéresse le comparant à un pedophile aux côtés de Frédéric Mitterand ministre de la culture, Bernard Henri Levi avec la phrase : « drôle de gueule cette synagogue », Jérémy Grynblat personnalité de haut niveau de Skateboard mis en pâture parce que juif avec des attaques liés à l’anti-système et la finance : le 19 juillet 2002, il attaque ce dernier Jeremy Grynblat en écrivant :

«  on ne sera plus considéré comme des nazis mais juste comme des nazes ». L’ensemble de ses posts mélangent obsession juive et attaques du pouvoir .


 
https://www.instagram.com/p/B77IUYSoGuG/?igsh=bHk5aG9yc3A4bTg1

https://www.instagram.com/p/B77JhpaITt_/?igsh=MWY2anY5em0yMXZ6Mw==

https://www.instagram.com/p/CgMtKKhMDcn/?igsh=czY2OGt1Y2Ficndk

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/savoie/3400-m2-de-glisse-7-ans-de-travaux-decouvrez-le-plus-grand-skatepark-de-france-construit-par-des-skateurs-pour-des-skateurs-3033461.html

Le 15 octobre 2024 Jéremy Durand essayait de se justifier en publiant le texte suivant:

 "« On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde »
Pierre Desproges

Il faut savoir que les copies et détournements de logos sont monnaie courante dans le milieu du skateboard, et ce depuis la nuit des temps.
Avec Versus, je ne m'en suis jamais privé, depuis sa création en 2004. Humour, provocation... manque de talent et de créativité ?
Sûrement un mélange de tout ça, en effet !

Pour ce qui est aujourd'hui des "tristement célèbres" planches Versus x Slayer, tout a commencé en 2020, bien avant leur production en 2024.
L'histoire débute lorsque le gouvernement français a décidé de confiner des millions de personnes, et de traiter les non-vaccinés comme des parias, lors de la pandémie de Covid-19.
C'est alors que, dans un élan d'aspiration à la liberté, nous (l'association Skate and Create) avons trouvé un moyen aux "limites de la légalité", pour nous procurer des papiers, nous permettant de continuer à construire notre Versus DIY Skatepark pendant le confinement. Nous nous retrouvions tous les jours -encore un peu plus en marge que d'habitude- sur ce chantier participatif qui nous faisait déjà vibrer depuis 3 ans. Les travaux n'ont jamais avancé aussi rapidement, puisque nous n'avons jamais eu autant de main d'œuvre disponible.
C'est à ce moment-là que la blague (de mauvais goût, je vous l'accorde) "Skaten macht frei" est née.
Car nous avions, encore plus qu'à l'accoutumée, l'impression d'avoir trouvé  -ou retrouvé devrais-je dire- la liberté grâce au skateboard (traduction littérale de "Skaten macht frei").
"Tu veux avoir le droit de sortir de chez toi et skater un coup sans te prendre une amende ? Et bien viens bosser au skatepark ! On te filera un papier !"
Si je ne m'abuse, c'est à cette époque que l'idée de la construction d'un portique est née. Oui, encore une blague douteuse : reprendre le même portique qu'à l'entrée du camp d'Auschwitz, où il était inscrit "Arbeit macht frei" (traduisez "La liberté par le travail"). L'idée a rapidement été oubliée, et nous aurions sûrement dû en rester là.
Et c'est d'ailleurs le but même de ce texte : expliquer pourquoi nous en sommes arrivés à faire une blague que nous n'aurions jamais dû faire ; et s'excuser, par la même occasion, auprès des personnes qui ont été sincèrement offusquées par le manque de jugeote dont nous avons fait preuve.

Quelques années plus tard, Gabriel Attal, héritier millionnaire, fraîchement élu premier ministre, n'ayant jamais travaillé de sa vie, a déclaré qu'il fallait, pour le bonheur des français, qu'ils (je cite) "s'émancipent au travail".
"P'tain, il a osé, lui ! L'émancipation par le travail ! Mais qu'en auraient pensé les victimes des camps de la mort hein ?!"

Peu de temps avant, en réponse à la colonisation d'Israël en Palestine, le Hamas décide le 7 octobre de mener une mission de résistance aux méthodes radicales, qu'on ne peut cautionner, malgré la souffrance que ce peuple endure depuis 1947. Une "aubaine" pour le "nazi sans prépuce" qu'est le premier ministre Israélien, qui semblait n'attendre que ça pour pouvoir librement bombarder les populations civiles de la bande de Gaza. Bombardements qui se sont aujourd'hui, malheureusement, étendus à d'autres territoires, avec le soutien actif des USA, et un quasi consentement de l'Occident. Les nazis ont changé de camp, si j'ose dire... !
On s'écarte un peu du sujet, mais c'est important d'en parler pour comprendre la suite, et ne pas juger trop hâtivement.

Pendant ce temps, les relations avec la mairie de Saint-Jean-de-Maurienne continuaient d'être compliquées (pour rester poli). C'est là que l'idée de refaire un portique d'entrée au Versus DIY Skatepark a ressurgi...

"On est une bande de freaks, marginaux, incompris, inadaptés, heureusement qu'on a ce skatepark pour se retrouver !"
"C'est vrai qu'ici, c'est un peu un camp pour tous ceux qui ne s'y retrouvent pas, dans cette société de merde !"
"Et si on le faisait, ce fameux portique avec le nom de notre crew, le Yachting Club Mauriennais ?!"
"Génial !"
"Vous croyez ?! On ne va pas avoir des problèmes ?!"
"Mais non ! Les gens ne sont pas si cons, ils savent qu'on aime la provocation !"
"Mais oui, ils savent bien qu'on n'est pas des nazis ! Au contraire, on est dans le camp, c'est nous les opprimés, les victimes !"
"Bon ok pourquoi pas, on verra bien ce qu'on peut faire avec nos chutes de coping…"

Quelques semaines plus tard, le portique était installé. Aucune réaction de la mairie. Surprenant. Cela en dit long sur leur intérêt à notre égard, et sur leur culture générale. Peu importe, il en jette notre portique !
Ça n'est pas pour rien que des groupes comme Slayer (oui, ça y est, j'y reviens enfin !) et Motörhead ont souvent utilisé l'iconographie nazie. C'est une image forte, qui choque. Ils avaient beau être une belle bande de cinglés génocidaires, côté graphisme et propagande, ils étaient quand même bons, ces ordures.

Bref, je décide de faire une série de boards Versus en hommage à Slayer, en utilisant leur logo / aigle, que vous avez déjà sûrement vu sur cette célèbre photo de John Cardiel posant devant une affiche de concert du sulfureux groupe de trash métal que j'adore. Au moment de les faire produire, on me propose de faire graver, gratuitement, ce que je veux sur le dessus des boards.
Versus, avec la typo du logo de Slayer (Slaytanic, gratuite sur dafont.com pour ceux que ça intéresse) avec la phrase "Skaten macht frei".
Ouais putain, ça va faire fureur (sans mauvais jeu hein !), j'en suis sûr !
Le producteur de boards (que je ne nommerai pas ici pour lui éviter des problèmes qu'il ne mérite pas) m'envoie un email quelques semaines plus tard, avec une petite vidéo du laser, en train de graver ce fameux design :
"regarde, j'ai programmé le laser pour qu'il grave les deux "S" en premier !"
J'écroule de rire, sachant qu'il n'y avait aucune ambiguïté sur les opinions politiques de ce dernier.
J'hésite tout de même à partager cette vidéo en ligne, de peur que cette nouvelle blague de mauvais goût soit mal comprise. Le clip restera enfoui dans les méandres de mes emails pour quelques semaines.

Puis viennent les élections européennes, où ces arnaqueurs de première du RN font un tabac. Bon en même temps (et je pense que je n'étais pas le seul), voter pour le camp Macron n'était pas une option. Et bien que mon cœur et mes idées de fond soient profondément ancrées à gauche, je ne pouvais me résoudre à voter pour Raphaël Glucksmann, le seul qui semblait avoir une chance pour contrer cette vague d'extrême droite.

Au même moment, Guillaume Meurice se fait virer de France Inter par Adèle Van Reeth, femme de Raphaël Enthoven, qui a lui-même dit, je cite, "Il n'y a jamais eu de génocide Palestinien".

Bref, les planches étant presque prêtes, je me suis dit, "fuck off, qu'ils aillent tous se faire foutre, du RN au PS sans oublier ceux qui ont voté (2 fois !!!) Macron! Skaten macht frei !"
Je dois bien reconnaître que j'ai hésité, une nouvelle fois, à partager ce petit clip de la gravure du design décrit ci-dessus. Mais lorsqu'un ami, clairement antifasciste (Bastos, tu permets que je te cite ? De toute façon tout le monde te déteste déjà !), m'a dit que c'était marrant, ça m'a en quelque sorte rassuré. Je me suis conforté dans l'idée que les gens avaient sûrement encore une once de second degré, et qu'ils avaient assez de jugeote pour comprendre que je ne cautionne en rien les nazis.

Et bien je me suis trompé, et j'aurais dû garder cette (mauvaise) blague dans le cercle de mes amis, au lieu de la partager avec tous les haineux et autres bien-pensants d'internet.
(En même temps, suivre les conseils de Bastos... ceux qui le connaissent me diront que c'était couru d'avance !)

A-t-on déjà dit de Jeff Hanneman (guitariste de Slayer) qu'il faisait de la propagande pour ce régime génocidaire parce qu'il était passionné par l'histoire de la seconde guerre mondiale, et avait une collection d'objets appartenant à cette époque ? A-t-on déjà dit de Lemmy (bassiste et chanteur de Motörhead) qu'il était nazi, parce qu'il portait un pendentif "Iron Cross" (le même que la marque de trucks Independent a été obligé de retirer de son logo il y a peu de temps) ?

Et bien non. Et avec raison.
Tout simplement parce que reprendre l'iconographie nazie ne fait pas de vous un nazi, et ne veut pas dire non plus que vous en faites la promotion.
C'est d'ailleurs souvent l'inverse.

Par-contre, à la question, "est-ce intelligent de le faire ?" ou "ne pensez-vous pas être allé trop loin ?" et bien si, sûrement, car force est de constater, au vue du nombre de messages que j'ai reçu, qu'on s'est planté. Que toutes ces blagues de mauvais goût qu'on faisait entre nous, ont été très mal perçues à l'extérieur de notre petite bulle, et ce, par un bon nombre de personnes, dont certains amis, qui ne le sont malheureusement plus aujourd'hui.
En effet, une foudre de critiques, insultes, jugements, menaces, et j'en passe, s'est abattue sur moi - et sur le skatepark - ainsi que sur mon équipe en général.

J'espère maintenant que les gens comprendront et accepteront mes excuses. Et qu'elles ne feront pas autant un flop que celles de Jason Jessee.
Car contrairement à ce dernier, je me suis sérieusement remis en question après toutes ces critiques. Elles m'ont vraiment touché, pour ne pas dire blessé.
Et de voir que j'avais embarqué avec moi toute l'équipe du skatepark et de l'association dans mes délires, ça m'a vraiment fait réfléchir.
"Est-ce que les gamins du park avaient suffisamment de recul et culture pour vraiment comprendre où je voulais en venir avec mes blagues douteuses ?"
Probablement pas. J'espère que ce texte les aidera à saisir un peu ma vision des choses, et qu'ils iront quand même voter à gauche aux prochaines élections, même si moi je n'y crois plus une seconde.

Dans les critiques que j'ai reçues, on m'a souvent reproché, entre autres, de ne pas répondre à la question, de changer de sujet, ou d'utiliser des méthodes malhonnêtes de complotiste.
J'espère que ça n'est plus l'image que tous nos détracteurs auront de moi / nous en lisant ce texte.

Ceci dit, je ne peux m'empêcher de leur poser cette question :
Si demain je décide de faire une nouvelle série de planches, et de construire un nouveau portique, mais cette fois avec une faucille, un marteau et une étoile, pensez-vous que je recevrais autant de messages de haine ?
Je ne pense pas, enfin j'en suis sûr. Et vous aussi.
Pourtant, le nombre de victimes liées au communisme est estimé à 94 millions, soit le double de victimes que lors de la seconde guerre mondiale, et 15 fois plus que le nombre de victimes des atroces camps de la mort nazis.
Comment expliquez-vous cela ? Ne me dites pas que les goulags n'étaient pas comparables aux camps de concentration, demandez à Alexei Navalny. Appelleriez-vous au boycott d'un skatepark si vous voyiez qu'un de ses habitués porte un t-shirt CCCP ? Non. Contacteriez-vous les médias spécialisés autour de vous pour les accuser de faire la propagande d'un régime génocidaire ? Toujours pas.
Et bien c'est malheureusement ce qui s'est passé pour nous, suite à nos blagues déplacées que nous regrettons, et à l'utilisation mal placée de l'iconographie d'un régime barbare.
Notre image a été tâchée par quelques bien-pensants, bien décidés à nous nuire.

Mais nous ne leur en voulons pas, au contraire, car il faut bien reconnaître que c'est tout de même grâce à eux que nous nous sommes remis en question. Que nous sommes sortis de notre bulle, et avons compris que les gens de l'extérieur ne pouvaient pas forcément comprendre notre humour scabreux. Et que nous avons au final enlevé notre portique. Alors, merci !

Voilà, j'espère que ce texte viendra clore ce débat qui n'a pas, ou plus lieu d'être, puisqu'il n'y a pas eu mort d'homme, et qu'une blague douteuse mal comprise ne devrait en aucun cas nous diviser.

Faites une 6ème dose si vous pensez que c'est bien pour vous, allez voter (ou pas) pour qui ça vous chante, venez avec un t-shirt Slayer, ou Parabellum, vous serez tout de même tous bien reçus au Versus DIY Skatepark !

Sur ce, je vous laisse sur une autre phrase de Pierre Desproges : « Il vaut mieux rire d’Auschwitz avec un Juif que de jouer au Scrabble avec Klaus Barbie »"

 Nous vous laissons juge de ces propos et des commentaires incitant à la haine anti-juive !

Nous demandons la fermeture de ce skatepark de l'horreur.

Affaire qui sera suivie de très prêt.

BTA


lundi 14 octobre 2024

L'acteur humoriste Thierry Samitier met une cible sur les médias français !

 

Thierry Samitier était invité hier à la "rencontre de la paix" qu'organise Marek Halter chaque année pour la nouvelle année juive.

Quelle ne fut pas notre surprise en nous plongeant  sur son Facebook pour y découvrir cette vidéo postée le 25 aout 2024 :

"Une followers me demande de m'exprimer sur le génocide palestinien...il s'agit donc bien de l'extermination d'un peuple, et je demande qu'on cesse de nous vendre ce génocide contre une guerre contre le terrorisme...la France a été le seul pays au monde à mettre des amendes à ceux qui manifestaient contre ce génocide...les médias français auront un jour à répondre de leur positionnement et de leur silence."

Thierry Samitier non seulement qualifie les ripostes d'Israël de génocidaires, mais va encore plus loin en mettant une cible sur les médias français ! Sa façon à lui de remercier la communauté juive.

Depuis le 7 octobre sur son compte Tik Tok Thierry a décidé de monétiser sa ses videos concernant cette date. Et oui l'horreur est un bon business pour notre humoriste en perte de vitesse.


Alors il s'en donne à coeur joie et publie sa propagande incitant à la haine antisioniste, disons même antisémite.Comme dans cette autre vidéo.


Pour tout dire , un ami peu fréquentable...

Thierry Samitier a également été placé récemment en garde à vue en 2023 après des accusations d’agression sexuelle.

"Une comédienne a déposé une plainte contre l’acteur de « Nos chers voisins » sur TF1. Elle accuse Thierry Samitier de harcèlement et d’agression sexuelle.

JUSTICE - L’acteur Thierry Samitier a été placé en garde à vue ce mardi 9 mai au matin, selon les informations de 20 Minutes et du Parisien. Celui qui incarnait le personnage d’Aymeric Dubernet-Carton dans la série Nos chers voisins sur TF1 est accusé d’avoir harcelé et agressé sexuellement une comédienne qui a déposé plainte en avril 2022.

L’actrice de 43 ans a partagé l’affiche de la pièce de théâtre Boeing Boeing, jouée dans une salle parisienne entre 2018 et 2019. Elle relate dans sa plainte, que le journal 20 Minutes a pu consulter, que Thierry Samitier aurait notamment « fait irruption dans la loge où elle se démaquill(ait)» avant de « coller son sexe contre [ses] fesses ». Puis quelques jours plus tard, il aurait tenté « de l’embrasser de force sur la bouche après l’avoir plaquée contre un mur. »

La comédienne est la seule à avoir déposé plainte pour des faits relevant du harcèlement et de l’agression sexuelle contre l’acteur de 59 ans, au casting de la série de TF1 pendant 5 ans et aussi vu dans la 6e saison de Danse avec les stars en 2015. Mais elle rapporte que d’autres femmes auraient été victimes de Thierry Samitier qui essayait, sur scène, « de mettre sa langue dans leur bouche lors des scènes de baiser. » Le tout sous les yeux des quelque 500 spectateurs des représentations chaque soir.

L’affaire avait déjà été évoquée en octobre 2019, dans une enquête fournie de Médiapart. Le média d’investigation rapportait que la pièce avait été brutalement « arrêtée en raison d’accusations de comportements inappropriés, à connotation sexuelle, de la part du comédien et humoriste Thierry Samitier sur deux de ses collègues ».

Outre le dépôt de « deux mains courantes » à l’encontre de Thierry Samitier à l’époque, les deux actrices avaient été soutenues dans leur démarche par plusieurs collègues dont l’ancien footballeur Frank Lebœuf qui tenait lui aussi un rôle dans la pièce de théâtre Boeing Boeing. Il assurait en vouloir « à la production car ils n’ont pas fait grand-chose, si ce n’est de le sortir des loges. Cette pièce s’est arrêtée car deux femmes n’en pouvaient plus de ces agissements. »

Contacté par 20 Minutes, l’avocat de Thierry Samitier n’a pas donné suite aux sollicitations du média. En 2019, il avait indiqué au Parisien que son client contestait « tous gestes inappropriés à connotation délictuelle envers les femmes »."

Source: https://www.huffingtonpost.fr/people/article/thierry-samitier-en-garde-a-vue-apres-des-accusations-d-agression-sexuelle_217642.html

Affaire à suivre.

BTA
 


mercredi 9 octobre 2024

Saviez-vous qu’un ancien SS proche de Goebbels a directement inspiré l’« antisionisme » du monde arabe ?

 

Plongez dans l’histoire méconnue de Johann von Leers, idéologue nazi, converti à l’islam, ami du Grand Mufti de Jérusalem et conseiller de Nasser. 


Fasciné par les idées nationalistes et racialistes, l’obsession de Von Leers le conduisit à devenir une figure clé de la propagande nazie, puis un acteur majeur de la lutte anti-juive dans le monde arabe. 
Johann von Leers, né en 1902 dans une famille de Junkers déchue et grandit dans une Allemagne en déclin après la 1ère Guerre mondiale. Autrefois nobles terriens, sa famille fut balayée par les bouleversements, nourrissant en lui une soif de revanche qui allait sceller son destin.
 
 Leers étudia le droit et l'histoire à Berlin s'engageant vite dans les cercles nationalistes et völkisch prônant la pureté raciale et le nationalisme revanchard. Influencé par des groupes paramilitaires comme le Bund Wiking, il se lança pleinement dans ce réseau idéologique.
En 1929, à 27 ans, Johann von Leers rejoignit le NSDAP, où il monta vite en grade. Il devint une voix influente de l’aile radicale, proche des frères Strasser, leaders de l’aile gauche du parti, et s’entoura de théoriciens ésotériques et antisémites.
 
 Au début des années 1930, alors que la dictature hitlérienne s'installait, Leers se fit connaître par ses pamphlets. Son texte "Juden sehen dich an", diffusé par le ministère de la Propagande de Goebbels, dépeignait les Juifs comme une menace contrôlant médias et économie.

 
Leers, fasciné par le Moyen-Orient et l’islam, qu’il voyait comme un allié naturel contre les juifs, publia en 1939 Islam und Judentum – Zwei unversöhnliche Gegensätze, affirmant que les deux religions étaient opposées et que l’islam avait freiné la "conquête juive" de l'Orient.

« L'hostilité de Mahomet envers les juifs a eu une conséquence : les juifs d’Orient ont été totalement paralysés (…) Repoussés dans la saleté des ruelles du mellah, les juifs ont mené là une vie misérable ».
« Ils ont vécu sous une loi spéciale, celle d'une minorité protégée, contrairement à l'Europe. Si le reste du monde avait adopté une politique semblable, nous n'aurions pas de question juive (Judenfrage) »
 À cette époque, l'Allemagne nazie tissait des liens avec des mouvements islamiques. Himmler et les SS cherchaient à former des divisions musulmanes. C'est dans ce contexte que von Leers rencontra Haj Amin al-Husseini, le Grand Mufti de Jérusalem.
 
 Haj Amin al-Husseini, figure clé de la lutte arabe contre le sionisme et ancien Grand Mufti de Jérusalem, devint un allié majeur du régime nazi. En 1941, il se rendit en Allemagne, où il rencontra Hitler, Himmler et d'autres hauts responsables du Troisième Reich.
Haj Amin déclara notamment : « Les principes de l’islam et du nazisme sont très proches, en particulier dans leur affirmation des valeurs du combat et de la fraternité d'armes, dans la prééminence du rôle du chef, dans l'idéal d'Ordre ».
 Cette alliance reposait sur un objectif commun : empêcher la création d'un foyer juif en Palestine, alors sous contrôle britannique. Leers, observant de près ces événements, vit en al-Husseini un modèle : un leader non-européen engagé dans une lutte acharnée contre les Juifs.
 
 Leers et al-Husseini partageaient la conviction que l’islam et le nazisme pouvaient s’allier. Al-Husseini soutint la formation d’unités SS musulmanes dans les Balkans, impliquées dans des massacres de Juifs et de Serbes.
Après la défaite nazie, Johann von Leers chercha à fuir les Alliés. Capturé en 1945, il s’évada et rejoignit l’Italie, puis, avec l’aide des réseaux nazis, trouva refuge en Argentine, comme beaucoup de criminels de guerre.
 À Buenos Aires, il rejoignit la communauté nazie en exil et reprit son rôle de propagandiste. Rédacteur pour Der Weg, une revue reliant les nazis en Amérique latine aux néo-fascistes en Europe, il y mêlait antisémitisme virulent et soutien aux mouvements de libération arabes.
 
 En Argentine, Leers loua des figures comme Gamal Abdel Nasser, qu’il surnommait le "Lion de Suez". Il écrivit aussi en faveur du FLN algérien, qu’il voyait comme un mouvement de libération nationale anti-colonial et un allié naturel dans la lutte contre le sionisme.
En 1956, après la chute de Perón, von Leers quitta l'Argentine à l'invitation du Grand Mufti pour s'installer en Égypte. Sous Nasser, qui avait renversé la monarchie et nationalisé le canal de Suez, l’Égypte menait la lutte contre Israël et les puissances coloniales.
 Leers arriva au Caire en 1956, accueilli chaleureusement par Nasser et Al-Husseini. Le Mufti, fidèle à leur amitié, l'incita à se convertir à l’islam, une démarche que Leers accepta avec enthousiasme.
 Lors de son discours de bienvenue au Caire, le Grand Mufti salua von Leers avec des mots glaçants : « Nous vous remercions de participer à la bataille contre les forces du Mal incarnées par les juifs du monde entier. »
 En 1957, il prit le nom d’Omar Amin en hommage à Al-Husseini et devint un conseiller influent du gouvernement égyptien. Cette conversion n’était pas qu’un geste politique : pour Leers, l’islam offrait un cadre religieux et moral pour poursuivre son combat antisémite.
 Nommé à la tête de la section "Étranger" du ministère de l'Information, il prit en charge la propagande anti-israélienne, orchestrant des émissions de radio, des publications et des discours publics pour diffuser son message.
 
 Il joua un rôle déterminant dans la diffusion des Protocoles des Sages de Sion en langue arabe, convaincu que ce texte pouvait servir d’arme puissante dans la guerre idéologique contre le sionisme.
La diffusion des Protocoles des Sages de Sion en arabe eut un impact majeur, devenant un best-seller pendant des décennies. La charte du Hamas s’en inspire encore aujourd'hui, l'utilisant pour justifier sa lutte contre les Juifs en Palestine et dans le monde
Sous Nasser, Leers contribua à la création de l’Institut pour l’étude du sionisme, supervisant la propagande anti-israélienne. Il utilisa des arguments religieux et politiques pour mobiliser les populations arabes contre l'État d'Israël naissant.
 La transformation de l'antisémitisme en haine d'Israël faisait partie intégrante du projet panarabe de Nasser. Il visait à canaliser l'antisémitisme présent dans le monde arabe vers un nationalisme anti-israélien, renforçant ainsi l'unité arabe dans la lutte contre l'État hébreu.
 
Johann von Leers, alias Omar Amin, mourut en 1965, mais son héritage perdure. Il a été le pont entre le nazisme et l'islamisme radical, transformant l'antisémitisme nazi en haine antisioniste, une rhétorique toujours vivante aujourd'hui, y compris à l’extrême-gauche en Occident.

L'antisionisme, adopté par le nationalisme arabe et largement diffusé par l'URSS, est aujourd'hui repris par certains militants, même « antifascistes ». Savent-ils que cette rhétorique trouve ses racines chez un ancien SS proche de Goebbels ?

 

 
Article d'Emmanuel Ruimy.
 
BTA
 
 
 
 
 



 

 

samedi 28 septembre 2024

Rima Hassan, la nouvelle marionnette d'Alger qui s'en prend au Maroc.

 


Soutien patenté du régime algérien, l’eurodéputé LFI, Rima Hassan, a montré le bout du nez en critiquant insidieusement le Maroc sur ses relations avec Israël avec une posture prétendument moralisatrice. Cette sortie intempestive, aux allures d’ingérence, lui a valu des critiques acerbes sur les réseaux sociaux où les commentateurs ont fustigé ses indignations à géométrie variable. Détails.
L’eurodéputé franco-palestinienne, Rima Hassan, s’entête dans le jeu de la provocation qu’elle semble maîtriser si bien. Pro-algérienne patentée, l’élue de La France Insoumise, fait de la cause palestinienne un cheval de bataille et s’en sert comme argument de prédilection pour s’en prendre au Royaume. Sur X, elle a osé sermonner le Maroc et s’ingérer dans sa politique étrangère avec . “Je me demande ce qu’attend le Roi du Maroc pour rompre ses relations avec Israël”, a-t-elle écrit, ajoutant que le peuple marocain dans sa majorité “inscrit ses revendications en soutien avec le peuple palestinien. La normalisation avec Israël est une trahison”.


 

En gros, elle reproche au Maroc de maintenir ses liens diplomatiques avec Israël au moment où Tsahal bombarde le Liban dans une guerre ouverte contre le Hezbollah.

Loin d’être un cri spontané ou une indignation innocente, cette déclaration intempestive a été accueillie par un flot de sarcasmes et de critiques par les internautes qui ne sont pas dupes des velléités provocatives de la chouchou de Mélenchon.

Sa déclaration, aux allures d’une attaque mûrement réfléchie, est loin de donner l’effet escompté en dehors des cercles gauchistes en France. Les internautes marocains lui reprochent de se mêler de ce qu’il ne la regarde pas. D’ailleurs, nombreux sont les commentateurs qui l’accusent d’ingérence. D’autres ont martelé que le Maroc n’a pas de leçons à reçevoir de la part d’une militante radicale qui soutient le sépartisme du polisario.

Farouchement anti-marocaine, Rima Hassan est une soutien patentée de l’Algérie dont elle encense le régime auquel elle voue une admiration étonnante. Elle est allée jusqu’à dire que l’Algérie était et restera la Mecque de la liberté et des révolutionnaires. Elle semble oublier ce qu’est devenue l’Algérie sous l’impérium de la caste des militaires avec laquelle elle pactise ouvertement : une cargaison suffocante où règne la terreur. Nul n’oublie qu’elle a pris part à la célébration de la fête d’indépendance en Algérie avec une ostentation frappante comme si elle fut comblée d’un honneur que nul le lui avait offert auparavant.

Mais, le plus étonnant dans la déclaration, les internautes s’en sont évidemment aperçus, c’est qu’elle s’est attaquée seulement au Maroc sans citer les autres pays arabes ayant des liens diplomatiques avec l’Etat hébreu. Les internautes ne lui pardonnent un tel aveuglement volontaire. Ce qui montre bien les motivations de la militante de LFI qui choisit bien ses cibles dans ses indignations sélectives pour plaire à ses amis algériens.

Curieusement, Rima Hassan semble oublie ou ferme les yeux sur la différence entre un pays qui, quoi qu’il se vante de son soutien à la cause palestinienne, interdit son peuple de manifester pour Gaza de peur de la renaissance du Hirak , et un autre Royaume où les manifestations pro-palestiniennes sont quasi-hebdomadaires.
SOURCE
https://www.lopinion.ma/

L’oeil de Gueddar. Pour Rima Hassan, l’Algérie est «la Mecque de la liberté». Qui dit mieux?
Par Khalid Gueddar

mercredi 15 mai 2024

« Je ne travaille avec aucun juif » : propos tenus par l’influenceuse Poupette Kenza


« Je ne travaille avec aucun juif. »

L’influenceuse Poupette Kenza rétropédale après avoir tenu des propos antisémites.

De graves propos qui ont rapidement eu un écho. L’influenceuse Poupette Kenza, suivie par plus d’un million de personnes sur les réseaux sociaux, a tenu des propos antisémites dans une story Instagram diffusée mercredi sur son compte personnel.

« Je vous le dis, au moins c’est clair et net, je suis une pro-palestinienne », affirme d’abord la star des réseaux sociaux, de son vrai nom Kenza Benchrif, dans une vidéo tournée face caméra. « Je ne travaille pour aucune personne sioniste ou juive (…) Je n’ai aucun partenaire, aucun agent qui est juif ou quoi que ce soit », développe ensuite Poupette Kenza.

 

 

Très vite, la story est repérée et relayée mercredi après-midi sur X (ex-Twitter). Au fil des minutes, elle devient de plus en plus virale, jusqu’à être visionnée près d’un million de fois sur le réseau social. Les critiques à l’encontre de l’influenceuse se multiplient et, en début de soirée, l’influenceuse revient sur ses propos dans une nouvelle story diffusée sur Instagram.

 Depuis, le compte Instagram de l’influenceuse n’est plus accessible. Elle est suivie par 1,2 million de personnes sur le réseau social. Il est encore impossible d’établir un lien entre ces vidéos publiées en story et l’inaccessibilité au compte.

 

« Je n’ai rien contre les juifs (…) juste contre les sionistes et ceux qui financent le génocide »

« Je me suis mal exprimée, j’ai dit que je ne travaillais pas avec les juifs. Nan les filles, moi je n’ai rien contre les juifs, je n’ai rien contre les chrétiens, je n’ai rien contre les musulmans. C’est juste contre les sionistes et ceux qui financent le génocide (…) contre ceux qui cautionnent et défendent ça. S’il y’a des poupettes qui sont juives, qui me suivent et qui sont contre tout ce qu’il se passe, il n’y a pas de soucis, bienvenue dans la team », a tenu à rectifier l’influenceuse.

Mais ce n'est pas la première fois que Kenza tient des propos incitant à la haine !

 

Plainte déposée

BTA

 

mardi 14 mai 2024

Balance Ton antisémite le lui avait promis : plainte déposée contre Philippe Ploncard d'Assac

Toujours là à cracher sa haine des "Khazars" comme il nous appelle à longueur de temps...

Il fallait bien que nous lui collions une plainte avant qu'il casse sa pipe. C'est chose faite grâce à L'Observatoitre Juif de France.

 
Communiqué officiel de L'OJF (Observatoire Juif de France)
 
« L’Observatoire dépose plainte contre Zied GHAZOUANI, Malik NARAM AL KINANY et Philippe PLONCARD D’ASSAC à raison du délit de provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence, à l’égard d’un groupe de personnes à raison de leur appartenance à une religion déterminée, au cas particulier, la religion juive, par leurs propos tenus lors de 3 émissions diffusées sur la Chaine YouTube « Radio Principes TV ». 

Lors d’une émission vidéo sur la chaîne YouTube « Radio Principes TV », ces individus évoquent les vieux poncifs antisémites (notamment "la domination du monde par les juifs").

Zied GHAZOUANI présente et anime l’un de ces débats.

Avant de débuter cette entrevue, nous pouvons voir défiler sur cette vidéo des images et musiques de Mangas bien connues de la sphère des antisémites, qu’ils nomment en parlant de personnes de confession juive :

"les Dragons Célestes"

Cette expression, fait référence au manga One Piece , des personnages fictifs appartenant à une caste puissante aux privilèges presque illimités, et qui règnent sur le monde. Dans les cercles antisémites, cette même expression est utilisée pour passer sous les radars des modérateurs.

L’Observatoire Juif de France lance un appel aux modérateurs des plateformes internet afin qu’ils respectent eux aussi la LOI, en bloquant les publications appelant à la Haine et à la violence.  

Nous considérons que les Réseaux Sociaux et plateformes Internet, sont complices de la Haine qui se propage en laissant passer tous ces messages HORS LA LOI.

L’Observatoire Juif de France demande à la Justice, d’être ferme et déterminée en infligeant, à ces propagateurs de HAINE, de lourdes peines. »

Le Président de l’Observatoire J. de France

Contact presse : contact@ojfrance.fr"

BTA

mercredi 1 mai 2024

L’opportunisme en politique : Mélenchon et l’électorat musulman

 

L’historien Marc Knobel rappelle quelques déclarations de Jean-Luc Mélenchon, lorsqu’il condamnait le port du voile et de la burqa. A partir de 2017, le chef de LFI change pourtant de stratégie. Pourquoi ?

Depuis quelques semaines, Jean-Luc Mélenchon parade dans les universités, sous le prétexte de commenter l’actualité et de parler de son dernier livre. En vérité, grâce à l’invitation de quelques groupuscules pro-palestiniens et de syndicats étudiants proches de LFI, le chef des insoumis y tient de véritables meetings préélectoraux. Et, même s’il s’agit d’une vieille tradition démocratique et que d’autres hommes politiques s’y sont produits par le passé, on peut se demander pourquoi les facs sont ainsi « réquisitionnées » pour les meetings électoraux de LFI ? Mélenchon occupe donc la scène et ses répartis, les polémiques qui s’en suivent suscitent une large couverture médiatique. De réunion en réunion, Mélenchon prend du temps pour administrer des scuds. Qui pour le contredire ? Personne, dans les amphis. D’ailleurs, ces allocutions sont très théâtrales. Les yeux exorbitants, le ton affermi, la voix grave, gesticulant d’un pas à l’autre, levant le bras, pointant du doigt on ne sait qui, on ne sait quoi, Jean-Luc Mélenchon balance quelques salves savamment distillées. Et, dans les facs ou ailleurs, aux critiques habituelles portées contre le pouvoir et la macronie, s’ajoute un thème central : la lutte contre l’islamophobie. Et, ce thème est l’un des cœurs de la campagne LFI.

Que représente la lutte contre l’islamophobie pour Mélenchon ?

Depuis 2019, pour Mélenchon et LFI, la lutte contre l’islamophobie est une lutte mobilisatrice et porteuse, par excellence. Dans les meetings, lorsqu’il évoque cette question, le public est très attentif. Et, dans les quartiers et les banlieues, ce thème suscite l’intérêt particulier d’un électorat Français de confession musulmane, qui est mal à l’aise. Généralement, des journalistes, les commentateurs et les adversaires politiques de Jean-Luc Mélenchon parlent d’un fonds de commerce électoral et d’un calcul politique, bref, d’opportunisme. Par exemple, ils rappellent que le leader insoumis a fait de la conquête de l’électorat musulman, son atout majeur à la présidentielle de 2022. Ce calcul (politique) s’est-il révélé payant ? Oui, si l’on en croit une étude réalisée par l’IFOP, sur les votes des différents électorats confessionnels pour le quotidien La Croix[1]. Selon cette étude, les électeurs musulmans ont majoritairement voté pour Jean-Luc Mélenchon (69% d’entre eux), au 1er tour de la présidentielle de 2022.

Pourquoi cette concentration des votes des musulmans sur le candidat de LFI, s’interroge l’anthropologue Florence Bergeaud-Blackler. Parce que celui-ci s’est clairement adressé à la communauté musulmane durant les cinq dernières années (2017-22) au point de se prétendre seul candidat à les défendre contre l’islamophobie dont ils seraient victimes. Il s’agit là du résultat d’une longue campagne dont la stratégie a été déterminée dès 2017 lorsque le candidat à la présidentielle s’est rêvé en finaliste du second tour. Mais il manquait au candidat de la France Insoumise les abstentionnistes et notamment les votes des jeunes urbains et des musulmans pour combler la désaffection des catégories populaires pour les partis de gauche désormais attirés vers le parti de Marine Le Pen[2].

Nous pensons que l’analyse de Bergeaud-Blackler est particulièrement juste, elle est aussi éclairante. Il s’agit donc d’un calcul électoral. Question supplémentaire. Quelle part de sincérité dans ce choix stratégique ? Seul, probablement, Mélenchon le sait-il.

Mais alors, avant 2017, y avait-il un autre Jean-Luc Mélenchon, soucieux de défendre ardemment la laïcité, s’en prenant par exemple, et avec virulence quelquefois, au port du foulard ? Dans cet article, nous avons un objectif, nous proposons à nos lecteurs, une courte mise en perspective historique des déclarations de Jean-Luc Mélenchon, jusqu’en 2017 et depuis. Pour tenter de comprendre ce yo-yo électoraliste.

Prenons quelques exemples

– Le 7 janvier 2010, dans son billet de blog, au sujet du port du voile, Mélenchon, très remonté, écrit : « Ce n’est donc pas au nom des usages de nos ancêtres les gaulois, d’une quelconque culture particulière ou de valeurs prétendument occidentales que je combats le port du voile intégral. Mon point de départ est que le port de ce voile est un traitement dégradant pour la personne qui s’y soumet. Mais je n’oublie pas que, dans les faits, le porter en public n’est en rien une pratique purement personnelle. Il impacte lourdement son environnement. Le voile intégral a une fonction idéologique et politique. La violence symbolique qu’il produit dans l’espace public viole ostentatoirement la norme laïque qui gouverne notre vie sociale commune. Le voile intégral est en effet un moyen pour ses promoteurs d’imposer leur loi “particulière” dans l’espace public, à la place de la loi commune. Dans la logique de ses promoteurs, il s’agit de cette façon de pointer du doigt toutes celles qui ne le portent pas, de jeter sur elles le doute et la suspicion. Le prescripteur se voit par la même reconnaître une domination particulière, au-dessus de la loi. C’est de cette façon qu’ils pensent contraindre un nombre croissant de femmes à une appartenance non consentie et obtenir leur allégeance[3] ».

– Dans une interview accordée à Marianne, le 4 février 2010, Jean-Luc Mélenchon se montre très critique envers le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) et Olivier Besancenot, qui avait présenté une candidate voilée aux régionales[4]. Pour Mélenchon (de 2010), « la candidate voilée du NPA relève du racolage ». Que dit-il plus exactement ? « Il y a une confusion des rôles. Le débat politique ne doit pas aller sur le terrain religieux. Quelqu’un qui participe à une élection doit représenter tout le monde et pas seulement ceux dont il partage les convictions religieuses. C’est une attitude immature et un peu racoleuse qui dit : “A moi les miens” ». Il ajoute qu’en ce moment, « on a le sentiment que les gens vont au-devant des stigmatisations : ils se stigmatisent eux-mêmes – car qu’est-ce que porter le voile, si ce n’est s’infliger un stigmate – et se plaignent ensuite de la stigmatisation dont ils se sentent victimes[5] ».

A la question, la direction du NPA dit se plier à une « décision locale » après « un débat sérieux et complexe ». Au Parti de Gauche, ça ne pourrait pas avoir lieu ?, Mélenchon, catégorique, répond : « Ils ont de la chance que ce ne soit pas un intégriste religieux qui ait été désigné ! Ou quelqu’un avec une cornette sur la tête ou qui veuille se promener tout nu ! Au PG, nous en discuterons directement avec l’intéressé. Nous réunirons les instances locales s’il le fallait et nous lui dirions : “C’est inacceptable. Ce n’est pas possible”. Si ça se trouve, cette jeune femme est une très bonne militante. Mais si elle a une conscience politique, c’est sur le terrain politique que ça doit se jouer, avec des arguments. La religion est du domaine de la vérité révélée. On ne peut pas débattre de ce qui relève de la vérité révélée[6] ». 

– Le 24 avril 2010, dans l’émission « On est pas couché », sur France 2, il revient sur la candidature polémique d’une femme voilée sur la liste du NPA pour les régionales. A la dix-septième minute de l’émission, il dit que cette candidature « s’est retournée contre eux (NDLR : le NPA). » 

Et, il s’en explique : « Moi je considère que c’est un traitement dégradant et je considère que c’est une provocation d’un certain nombre de milieux intégristes contre la République. Est-ce un traitement dégradant, oui ou non ? Si c’est un traitement dégradant, alors c’est interdit. Ici, c’est la République. » La discussion se poursuit ensuite sur le sujet de la burqa[7] et Mélenchon précise sa pensée. « Moi, je trouve que c’est un traitement très dégradant, primo. Secundo, je considère que c’est une provocation de certains intégristes contre la République (18 min 16 de l’entretien). Par conséquent, la République a gagné. Elle a gagné encore une fois et ce sera interdit[8]. »

Et, il ajoute un peu plus loin, devant Eric Zemmour tout sourire et Caroline Fourest, très attentive, « c’est obscène, cette histoire de burqa. »

– Une semaine après les attentats du 15 novembre 2015 qui avaient ensanglanté les rues de Paris, Jean-Luc Mélenchon conteste le terme d’islamophobie, quoiqu’il disait le comprendre. « Ce sont les musulmans qui pensent qu’on leur en veut parce qu’ils sont musulmans. Moi, je défends l’idée qu’on a le droit de ne pas aimer l’islam, on a le droit de ne pas aimer la religion catholique et que cela fait partie de nos libertés[9]… »

– Sur le plateau de « L’Émission politique », sur France 2, le 23 février 2017, Léa Salamé rappelle à Jean-Luc Mélenchon les propos qu’il avait tenus sur la chaîne KTO, en mars 2015 : « Nous, les Français, nous ne nous faisons pas imposer des signes religieux »[10].

« Est-ce que vous le pensez toujours ? », l’interroge la journaliste. « Bah oui », répond Mélenchon, rappelant son opposition « à tous les signes religieux [ostentatoires] ». Avant de lancer tout de go : « Je ne vois pas où Dieu s’intéresserait à un chiffon sur la tête ». Le leader de La France insoumise va même jusqu’à juger légitime le refus de Marine Le Pen de porter le voile pour rendre visite au mufti à Beyrouth[11].

Mais voilà. Le 1er novembre 2019, une tribune est publiée dans Libération. Elle est intitulée : « Le 10 novembre, à Paris, nous dirons STOP à l’islamophobie ! » et elle est signée par une cinquantaine de personnalités, qui appellent à manifester « contre la stigmatisation des musulmans en France ». L’appel est initié par Madjid Messaoudene (élu de Saint-Denis), la Plateforme L.e.s. Musulmans ; Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) ; le Comité Adama ; le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) ; l’Union communiste libertaire (UCL) ; l’Union nationale des étudiants de France (UNEF) et le journaliste Taha Bouhafs.

Les signataires expliquent dans la tribune qu’ils marcheront pour dire :

« – STOP aux discours racistes qui se déversent sur nos écrans à longueur de journée, dans l’indifférence générale et le silence complice des institutions étatiques chargées de lutter contre le racisme.

– STOP aux discriminations qui visent des femmes portant le foulard, provoquant leur exclusion progressive de toutes les sphères de la société.

– STOP aux violences et aux agressions contre les musulmanes et les musulmans, qui se retrouvent progressivement déshumanisés et stigmatisés, faisant d’eux des terroristes potentiels ou des ennemis de l’intérieur.

– STOP aux délations abusives jusqu’au plus haut niveau de l’Etat contre des musulmans dont le seul tort serait l’appartenance réelle ou supposée à une religion.

– STOP à ces dispositifs de surveillance de masse qui conduisent à une criminalisation pure et simple de la pratique religieuse[12] ».

La tribune est signée par Jean-Luc Mélenchon et l’ensemble du groupe parlementaire La France insoumise. 

Quel objectif supplémentaire pour Jean-Luc Mélenchon ?

C’est à partir de ce moment que le curseur change profondément et évolue considérablement. Et, depuis, Mélenchon a proposé un mélange de mesures censées attirer les musulmans qui, ajoutées les unes aux autres, peuvent peser lourd dans la balance électorale, comme l’analyse avec justesse l’anthropologue Florence Bergeaud-Blackler. Elle cite la politique d’emploi, la baisse des impôts, le droit du sol intégral, la lutte « contre toutes les formes de racisme », la protection du voile islamique, le contrôle renforcé des policiers, etc. Le candidat de la France Insoumise n’a eu de cesse de flatter les Français issus de l’immigration, les néo féministes intersectionnelles qui défendent le hijab, ou les mouvements indigénistes. Mais, depuis le 7 octobre 2023, pour séduire un peu plus cet électorat, il ajoute un axe supplémentaire en la défense de la cause palestinienne. Et il y a là un véritable et spectaculaire forcing de la part de Jean-Luc Mélenchon. Car la dénonciation d’Israël est au cœur de cette campagne électorale européenne et de la stratégie électoraliste de LFI, avec des attitudes antisémites et une israélophobie clairement revendiquée. 

Dernière question. Si Mélenchon atteint son objectif qui consiste à rassembler autour de lui l’électorat musulman et à le fidéliser durablement, tout en l’essentialisant, déplacera-t-il son curseur, vers un autre objectif ? Sa présence dans les facs me paraît être symptomatique. Rappelons simplement que 46% des établissements universitaires renouvellent leurs instances en 2024 et organisent des élections pour les conseils centraux, puis pour la présidence[13]. LFI est présente dans les facs. C’est là un test supplémentaire. Car, il manquait au candidat Jean-Luc Mélenchon, rappelons-le, le vote des… jeunes urbains. Il lui faut donc redoubler d’efforts. Cependant, toute cette stratégie sera-t-elle payante ? Pour les élections européennes, sûrement pas. Mais, les élections municipales qui auront lieu en 2026 annonceront l’élection présidentielle. Et, il ne me semble pas qu’il faille précipitamment enterrer un stratège aussi opportuniste que Jean-Luc Mélenchon.

Source:https://laregledujeu.org/2024/04/29/40289/lopportunisme-en-politique-melenchon-et-lelectorat-musulman/

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